Les jardins thématiques sont des jardins de présentation des plantes utilisées par l’Homme. Ces « plantes ressources » illustrent les biens fournis par la biodiversité.
Chaque jardin est organisé en 5 carrés ou 5 espaces.
Le Jardin de la Symphonie
Entouré de hauts murs et fermé à ses extrémités par des grilles anciennes, ce jardin à la française, dont le dessin original a été conservé, s’organise autour d’une statue centrale, La Symphonie Printanière, créée par l’artiste anversoise Hélène Jakubowitz.
Véritable espace de découverte, il rassemble près de 500 plantes différentes utilisées par l’Homme.
5 carrés bordés de buis y ont été aménagés : carré de la santé, carré de la beauté, carré du mieux-être, carré des sortilèges et carré des fibres et des couleurs.
Le Jardin des Saveurs
Il existait au début du siècle plus de 500 variétés de légumes dans les menus alors qu’aujourd’hui quelques dizaines seulement y figurent. Le Jardin des Saveurs présente un petit potager traditionnel mais aussi des légumes rares et oubliés.
Le Jardin des Tentations
Le Jardin des Tentations s’organise autour d’un verger qui compte une quarantaine de variétés de pommiers, une trentaine de poiriers, divers arbres fruitiers (néflier, cognassier, noyer, etc.) et une grande diversité de fruits rouges.
La variété des vignes présentées évoque la tradition viticole des bords de la Loire.
Toutes ces espèces ont été plantées pour mettre en évidence la diversité des individus et le travail de sélection effectué par l’Homme.
Des plantes « alliées » sont semées sur les lignes de plantation des fruitiers afin d’attirer les abeilles pour favoriser la pollinisation et accueillir les insectes auxiliaires dans la lutte contre les parasites.
Le Jardin de la Régénération (en projet)
Illustration des services écologiques rendus par la biodiversité, un grand espace sera réservé à des plantes aux propriétés dépolluantes de l’air, de l’eau et du sol.
Le Jardin des Senteurs (en projet)
En cours de réaménagement, le Jardin des Senteurs offrira un choix de plantes odorantes et à parfum, qui libèreront de subtiles fragrances selon les saisons et les heures du jour et de la nuit.
Sur le domaine de L’Herboretum, 5 jardins écologiques ont été préservés. Il s’agit de milieux naturels qui regroupent des plantes sauvages adaptées à un environnement (terrain humide ou sec, sol calcaire ou acide, situation à l’ombre ou au soleil, etc.) . Ces plantes constituent des associations végétales caractéristiques d’un milieu au sein duquel certaines plantes, dites indicatrices, sont bien représentées.
La Prairie des Menthes
Ce milieu frais et lumineux abrite son cortège de plantes adaptées à cet environnement (menthe odorante, grande ortie, bardane, etc.). Certaines plantes ont même développé des stratégies pour survivre dans les milieux très humides comme le cyprès chauve qui émet des excroissances au niveau du sol, les pneumatophores, pour capter l’air qui manque à ses racines.
La Frênaie aux Orchidées
Ce milieu forestier sur sol calcaire, structuré par la présence de frênes, abrite une strate arbustive de viorne et chèvrefeuille au dessous desquels vivent dans la strate herbacée des plantes spécifiques à ce milieu : « herbe aux femmes battue », hellébore, etc. et quelques orchidées rares (ophrys mouche) sans oublier l’iris fétide.
Le Bord de l’Eau aux Cardamines
Le long des berges de la rivière des Mauves se développent de façon spontanée les espèces adaptées à ce milieu inondable : aulne glutineux, carex, grande consoude, pervenche, reine des prés, tussilage, etc. et deux espèces en voie de disparition : la cardamine impatiente et l’ophioglosse.
La Prairie des Pimprenelles
Cette prairie, semi humide, dite méso-hygrophile est un tapis de graminées entre lesquelles viennent pousser de nombreuses plantes à fleurs dont les floraisons s’échelonnent au fil de la belle saison : primevère, pâquerette, etc. puis renoncule, pimprenelle (petite plante à fleur pourpre), etc.
Le Champ des Bleuets et des Coquelicots (champ messicole)
Ce champ de céréales a été recréé avec son cortège de plantes dites « messicoles » car elles vivent au rythme des moissons : bleuet, coquelicot, nielle des blés… Ce paysage champêtre a pratiquement disparu de nos campagnes à cause de l’utilisation des herbicides qui ont éliminé ces espèces.
Afin de privilégier le développement de la petite faune des jardins, 5 espaces ont été aménagés ou protégés pour la favoriser.
Ces sites d’observation abritent des indicateurs qui permettent de suivre l’évolution de la biodiversité en faisant participer L’Herboretum, comme tout observateur volontaire, à une « science citoyenne ».
La Prairie des Papillons
Une prairie fleurie a été aménagée juste à côté d’un champ d’orties pour attirer les papillons. Ses fleurs présentent une forme qui permet aux papillons d’accéder au nectar et, pour encourager leur reproduction, des orties adaptées à la nourriture de leurs chenilles ont été laissées en place. Il est devenu indispensable de prendre des mesures pour sauvegarder les papillons dont les espèces, même les plus communes, se raréfient au point de disparaître par endroits. Or les papillons jouent un rôle très important dans la pollinisation des plantes à fleurs. L’Herboretum recense les papillons présents sur le domaine et participe à l’Observatoire des Papillons de Jardins lancé par l’Association Noé Conservation en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle. Véritable réseau de surveillance des espèces communes de papillons de jour, l’Observatoire des Papillons des Jardins permet de suivre l’évolution des populations et de mieux comprendre les dynamiques écologiques, en lien avec les changements climatiques par exemple. L’Observatoire se concentre sur 28 espèces les plus communes de papillons de jour. Parmi les plus beaux papillons observés à L’Herboretum figurent le machaon, le flambé, le tabac d’Espagne, le robert le diable et le paon du jour.
L’Ile aux Oiseaux
Entre deux bras de la rivière, une petite île, dont l’accès difficile préserve la tranquillité, a été aménagée en Ile aux Oiseaux de manière à leur offrir un espace facilitant leur nourriture, leur reproduction et leur bien être. L’implantation d’arbustes dont les fructifications s’échelonnent tout au long de l’année favorise leur passage et leur permet d’affronter les hivers rigoureux. Ce projet est mené en collaboration avec la Ligue de Protection des Oiseaux qui, reconnaissant la démarche de valorisation de la nature menée par l’Association de L’Herboretum, accorde le statut de Refuge LPO à l’Ile aux Oiseaux. Plus d’une vingtaine d’espèces ont été identifiées dont les pics mar, noir, vert et épeiche, mésange bleue, noire, à longue queue, etc. et les oiseaux d’eau comme le héron, le martin-pêcheur, la bergeronnette.
La Rive aux Amphibiens
Grenouilles, rainettes (d’un beau vert pomme tendre), auxiliaires précieux et aujourd’hui protégés, se partagent différents habitats du bord de la rivière des Mauves que les chants des mâles animent à la saison des amours. Les amphibiens sont aujourd’hui en forte diminution du fait de la dégradation des milieux humides.
L’île aux Abeilles
5 ruches sont installées pour abriter une colonie d’abeilles. Ces insectes pollinisateurs sont indispensables pour récolter de nombreux fruits au verger. Une prairie apicole a d’ailleurs été plantée afin de leur assurer une alimentation variée et peut-être leur survie puisqu’aujourd’hui les abeilles subissent des extinctions massives.
La Grotte des Chauves-souris
Guidés par leurs ultra-sons, les chauves-souris volètent vers les insectes dont elles se nourrissent. Ces espèces très utiles, mais qui se raréfient, font aussi partie des espèces protégées. 6 espèces ont été observées sur le site dont une rare et menacée, le rhinolophe (chauve-souris dont le nez porte un appendice en forme de fer à cheval).
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